PRO B | Forza Forcada

lundi 21 janvier 2019

Revue de presse

Pro b - Après la victoire du BC Gries-Oberhoffen à Caen (72-85)

Très saignant depuis la reprise, Xavi Forcada a encore été essentiel dans la victoire du BCGO vendredi, à Caen. Le Catalan, plaque tournante des Verts, sait aussi se muer en scoreur quand l’équipe en a besoin.

Lorsqu’on est élu meilleur joueur de la saison avec “seulement” 11,8 points de moyenne par match, ce n’est pas pour ses qualités de scoreur.

Si Xavi Forcada a raflé le trophée de MVP la saison dernière en Nationale 1, il le doit d’abord à sa vista et son exceptionnel sens du jeu.

« On est en train de retrouver notre jeu »

Pour autant, le Catalan sait aussi prendre feu. L’an passé, il avait sorti la grosse artillerie contre Aubenas, finissant la rencontre à 30 unités. Depuis la reprise de janvier, le meneur griesois semble reparti sur ces bases-là : 15 points contre Blois, 22 contre Nancy, et 18 ce week-end à Caen, agrémentés en tout de 16 passes décisives, sa spécialité première.

« Avec la blessure d’Asier ( Zengotitbangoa ), qui tourne autour de quinze points par match, les autres doivent prendre plus de responsabilités, analyse-t-il. C’est pour ça que je prends plus de shoots et que je marque davantage. »

Mais cela n’explique qu’en partie les performances XXL du Catalan de 30 ans, car “Zengo” ne s’est blessé qu’à la fin du match contre Nancy.

Si Forcada flambe, c’est aussi parce que son entraîneur l’utilise différemment depuis plusieurs rencontres. Repositionné en deuxième arrière, le Catalan perd moins d’énergie à monter la balle. « Jouer beaucoup avec Yann ( Siegwarth ) me libère un peu. Ca me permet d’être plus agressif. »

Contre des équipes programmées pour jouer les premiers rôles, le BCGO trouve en Forcada un leader, capable de transpercer les lignes, entraînant dans son sillage ses partenaires.

« Je pense surtout qu’on est en train de retrouver notre jeu. On l’avait un peu perdu depuis la trêve, mais cette victoire contre Caen fait du bien. Il a suffi de jouer quelques contre-attaques pour faire la différence. C’est ça la clé, il n’y a pas de Forcaca dépendance, tout le monde est imprégné par notre philosophie », estime-t-il, modeste, comme à son habitude, lui qui incarne malgré tout le mieux ce basket total proposé par les Verts.

Une identité qu’il faudra préserver, pour que le BCGO continue d’engranger des succès et évite l’écueil d’une deuxième partie de saison qui ne serait pas à la hauteur de son potentiel.

« Là, je suis mort… »

« On joue beaucoup en janvier mais ce sera pareil après la trêve du mois de février. Alors, oui, on préfère jouer que s’entraîner, mais c’est très fatigant, surtout avec les déplacements. Franchement, là, je suis mort… » conclut le Catalan.

Mais il ne faut pas s’y tromper. La fatigue ne l’empêchera pas de tout donner, dès mardi à Challans, pour le compte de la Coupe de France, et de faire ce qu’il fait de mieux : jouer au basket et rayonner sur son équipe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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