PRO B | Les vertes années de Gries-Oberhoffen

lundi 04 février 2019

Revue de presse

Pro B - 17e journée : après Gries-Oberhoffen – Poitiers (95-88)

Cramponné au Top 5 et à une victoire du podium, le BCGO, promu en Pro B, vient de boucler une première moitié de championnat bluffante. Les Verts ont fait oublier qu’ils étaient promus mais gardent à l’esprit d’où ils viennent pour continuer à avancer.

Il n’y a pas de repos pour les braves, et un peu moins que ça encore lorsque l’on joue sous les ordres de Ludovic Pouillart.

La victoire de ses hommes ce vendredi contre Poitiers (93-88) n’empêchera pas ces derniers de rechausser leurs baskets, dès aujourd’hui, pour une séance d’entraînement. Un classique pour les joueurs.

« Pour les gens, c’est peut-être une surprise qu’on soit dans le Top 5 à mi-saison, mais lorsqu’on voit la manière dont on travaille avec le coach depuis le 13 août, je parlerais plutôt de récompense », nuance Yann Siegwarth.

« Il faudra être encore plus forts »

Les Verts (11 v, 6 d) triment, peut-être plus que les autres. Parce qu’ils doivent faire plus, avec moins de moyens. « Il ne faut jamais oublier ce rapport budget-résultats (le BCGO présente le plus petit budget de Pro B, ndlr). Pour l’instant, ce qu’on fait, c’est beau. Et encore, il y a un ou deux matches qu’on aurait pu prendre. Rouen notamment à domicile », rappelle Ludovic Pouillart.

Dans l’ensemble, la recette de l’entraîneur du BCGO, aussi dure soit-elle parfois, porte ses fruits. Le technicien griesois ne reprend de Churchill que la sueur, lui qui troque le sang et les larmes pour des cris de joie et des succès retentissants.

« Avec ce qu’on a accompli jusque-là, évidemment que ce serait du gâchis de ne pas disputer les play-offs, même si on sait que la deuxième partie de saison sera très intense et qu’il faudra être encore plus forts », fait remarquer Yann Siegwarth.

L’arrière griesois n’est que le dernier exemple de ces joueurs qui parviennent à force de labeur à élever leur niveau de jeu. Référence en N1 l’an passé, l’ancien Sorguais s’est hissé au niveau de la Pro B, lui qui inscrit près de neuf points par rencontre.

Ludovic Pouillart avait déjà réussi de tels paris la saison dernière, en faisant sortir de sa retraite Romain Hillotte ou en recrutant de l’autre côté des Pyrénées un Basque et un Catalan inconnus au bataillon dans l’Hexagone.

Meilleure attaque et évaluation

Le secret du technicien alsacien consiste à dénicher, à faire confiance puis à exploiter au maximum le potentiel de basketteurs au CV moins XXL que ceux des équipes d’en face, faisant du BCGO un club à part dans la sphère confidentielle du haut niveau.

« On a toujours cherché à cultiver notre propre identité de jeu depuis que je suis arrivé il y a trois ans et demi, se souvient coach Pouillart. Aujourd’hui, les adversaires savent que l’on propose ce basket-ball total, qui va vite, qui bouge et qui est agréable à voir. On parle de Gries, on est reconnu. Ça aussi, ça compte. »

Meilleure attaque et meilleure évaluation de la division, équipe qui réalise le plus de passes décisives, Gries remplit toutes les cases statistiques, donne et prend du plaisir.

Néanmoins, bien qu’il s’agisse d’un club qui, depuis deux ans, a fait de l’exploit une norme, il ne faut pas cesser de s’étonner. Ni d’en profiter.

 

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