PRO B | Mise au point

lundi 18 mars 2019

Revue de presse

Pro B (22e journée) : après BCGO – Chartres (81-91)

Toujours qualifié pour les play-offs, Gries-Oberhoffen semble pourtant plus fébrile ces dernières semaines. L’occasion pour Ludovic Pouillart de rappeler que les Verts sont déjà plus hauts qu’espéré en début de saison.

Le constat est implacable. Le BCGO flirtait avec le podium en décembre, il est aujourd’hui (à peine) aux portes des play-offs, à la septième place.

Il serait tentant de demander ce qu’il se passe du côté de la “Forest Arena”, encore plus peut-être après la défaite à domicile contre la lanterne rouge Chartres, si l’on oubliait le contexte. Et le fait que l’anomalie se situe moins dans leurs balbutiements du moment que dans la première partie de saison bluffante des hommes de Ludovic Pouillart.

« On parle beaucoup de Gries, partout on nous accueille en disant qu’on joue bien, et que ci et que ça… mais il ne faut pas oublier qui on est : le plus petit budget de Pro B », rappelle le technicien alsacien.

Les Green boys , dans le sillage de leurs supporters et même du microcosme du basket, se sont-ils vus plus beaux qu’ils ne le sont ? Encore septièmes, qualifiés à cet instant pour les play-offs avec un bilan plus qu’honorable (12V-10D), il n’y a cependant pas de quoi tirer sur l’ambulance.

« Depuis Noël, on est moins bien »

Seulement voilà, depuis quelques matches, Gries ne semble plus afficher la flamboyance qui faisait le sel de cette équipe et donnait des résultats plus que probants. Les adversaires ont su s’adapter, certes, mais il n’y a pas que ça. « Depuis la trêve de Noël, on est moins bien. On ne fait plus la passe en plus, on est plus égoïstes, on pèche dans le langage corporel. On pense à soi avant de penser au groupe. Je sais que certains joueurs sont frustrés de leur situation, mais ces états d’âme ne donnent rien de bon », confie Ludovic Pouillart.

L’adresse à trois points, en berne depuis trois rencontres, n’arrange rien. « C’est notre fonds de commerce. Et ce qui rentrait en début de saison ne rentre plus en ce moment. Pourtant, y compris contre Chartres, on prend des tirs ouverts », ajoute l’entraîneur, un brin fataliste, qui met ce déficit de réussite aussi sur le dos de la frustration générale qui tourmente ses joueurs.

« J’espère que rien n’est cassé »

« Il faut qu’on retrouve nos valeurs, et surtout ce qui fait notre force. Se battre avec nos armes, être combatif, imposer notre rythme. On est un peu dans le creux de la vague mais j’espère que rien n’est cassé. »

La frustration générée est aussi la preuve que les joueurs du BCGO ont acquis une notoriété, dans un univers, la Pro B, qu’ils n’avaient jamais visité jusqu’à cette saison. Le curseur a bougé, et n’est plus situé sur la case « maintien ».

« On est quasiment maintenu et les gens attendent de nous qu’on joue les play-offs. Nous aussi quelque part d’ailleurs, c’est pour cela qu’on s’énerve lorsque l’on perd ce genre de matches, contre Chartres, un adversaire qu’on est censé dominer. Même si on sait qu’en deuxième partie de saison tout se resserre », analyse le coach, en n’oubliant pas non plus que les Verts ne sont, finalement, pas si mal lotis que ça pour jouer les prolongations fin mai.

 

 

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