PRO B | Plafond de Verts ?

lundi 04 mars 2019

Revue de presse

Basket-ball - Pro B (19e journée) : après Rouen – BCGO (98-87)

 

Remarquables jusque-là, les performances de Gries-Oberhoffen en Pro B sont moins éclatantes contre les équipes du top 5, d’un point de vue comptable du moins. Un constat qui n’effraie pas le coach Ludovic Pouillart.

Les joueurs de tennis le savent mieux que quiconque : pour figurer tout en haut, il faut commencer par s’interdire de perdre contre plus petit que soi.

Le BCGO s’est approprié cette maxime, en gagnant rapidement ses lettres de noblesse avant de croquer quasiment toutes les équipes derrière lui au classement.

« Ces équipes ne baissent jamais d’intensité »

Gries n’a perdu qu’une seule rencontre contre une formation au-delà du Top-8 actuel. C’était contre Quimper, début novembre.

Le revers de la médaille néanmoins, c’est que les Verts ont un mal fou à sortir vainqueurs de leurs duels avec des équipes installées dans les huit premières places. Ils ne l’ont emporté que deux fois sur neuf, et à domicile, contre Vichy-Clermont et Saint-Chamond.

« Il ne faut ni oublier qui on est ni d’où l’on vient, rappelle Ludovic Pouillart, l’entraîneur des Alsaciens. La réalité, c’est que ces équipes ne baissent jamais d’intensité, y compris lorsqu’elles effectuent des rotations. Nous, à Rouen par exemple, on a joué à six  (défaite 99-87 ce vendredi, nldr).  »

Une profondeur de banc parfois un peu juste, voilà comment Ludovic Pouillart explique les performances intermittentes de ses joueurs lorsque le BCGO affronte une grosse écurie.

« Contre Rouen, on a péché dans le deuxième quart, par manque d’intensité et d’énergie. On revient avec notre cinq majeur mais c’est difficile de gagner si on fait le yo-yo trop souvent. »

Implacable, la puissance économique des grandes villes et des clubs historiques pèse comme une chape de plomb sur le BCGO. Le sérieux avec laquelle des formations abordent chaque match face aux ” Green boys” témoigne, en revanche, d’une « profonde marque de respect ».

Un rythme endiablé jusqu’à la fin mai

« Je suis très content de cela. Nos adversaires savent qu’on peut marquer beaucoup de points et qu’on a des armes dangereuses. Il faut qu’on puisse s’en servir pour trouver d’autres solutions. »

Seuls le travail et la culture permanente de cette identité de jeu peuvent constituer un salut pour le BCGO dans un championnat où il n’y aura plus désormais ni break, ni week-end off. Le rythme restera endiablé jusqu’à la fin mai.

« La discipline et la rigueur sont les secteurs dans lesquels on doit progresser. On le voit chez les équipes en tête du classement, on prend leur expérience du haut niveau de plein fouet. Perdre contre eux n’est pas un scandale, mais je crois sincèrement qu’on a des atouts à faire valoir », explique Ludovic Pouillart qui se démène pour faire sauter ce plafond de verre.

Des détails sur lesquels le technicien appuiera à chaque entraînement, et qui pourront permettre aux Verts d’assurer mieux qu’un maintien confortable.

Pour l’heure, alors que la hiérarchie se précise, qu’il s’agisse de la zone rouge, du ventre mou ou en haut du panier, Gries demeure septième, et donc qualifié pour les play-offs. On a connu pire, pour un promu.

 

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